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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 05:15

 

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Quand le matin, je capte les premières sensations et/ou pensées de la journée, comme si c’était le conseil que m’a porté la nuit, je me dis t’as de la chance, fais en bon usage

 

Ce matin, je sens le linge mal séché par temps de pluie. J’ai dormi trop couverte, mais bien,  si bien dormi, que même si je m’éveille transpirante et sentant le « gnian » comme disait une ancienne amie, c’est bon de ne me trouver que comme un paquet de linge, juste à relaver, je n’ai pas encore repris le cours de mes pensées, je n’ai mal nulle part.

 

Ce matin, il est trop tôt pour se lever, mais mes  oiseaux chantent depuis longtemps, et les premières pensées du jour m’assaillent déjà. Je me réjouis si mon cœur ose dévoiler quelque émotion, mais j’appréhende qu’un charmant et innocent émoi se mette à croitre et multiplier, à en amener un autre, et encore, jusqu’à m’envahir, jusqu’à m’exploser, jusqu’à… me disloquer une fois de plus.

 

 

Le matin,  

même  si je me suis couchée et endormie rassurée et pleine d'espoir, etmême s’il est ensoleillé, m'horrifie. EtMême si aujourd'hui, j'ai quelque chose à faire de précis,  bien préparé la veille.

Il va falloir me doucher,  m'habiller, sortir, aller vers quelqu'un inconnu, parler, de moi et de petits problèmes. Puis il va falloir aller vers  le marché,  affronter la foule, faire quelques courses et rentrer.

Normalement,  plus la journée  avancera  vers  la nuit et le moment de me coucher, lire et dormir, plus mon affolement s’atténuera.

Un jour, mais quand, le processus s'inversera, je serai contente de m'éveiller naturellement à l'aube, prête à abattre des montagnes. J'essaie de penser à cette perspective.  J'aimerais que tu me connaisses aussi ainsi, et pouvoir te dire ou t’écrire dès le petit matin que je t'aime.

 

Ce matin, je pense que les enseignements d’avant l’endormissement, permettent au sommeil de faire travailler l'esprit utilement pendant la nuit et de se réveiller sur des éclaircissements. Car pour une fois, tu as révélé  ce que tu penses et ressens toi-même, et non plus ce que tu as l'impression que je pense et ressens. Tu as dit avoir peur en l'avenir, peur de "finir seul comme un chien", et peut-être besoin d'aide. Tu perds brutalement l'espoir d'une vie meilleure, (« tu n'y as sans doute pas droit »), peur d'être abandonné (que je t'abandonne). Comme si tout s'écroulait AUTOUR  de toi, tu perds instantanément ton optimisme, « la source de tes inquiétudes résidant aussi en l'indécision dans laquelle tu te trouves ».

J’écoute étonnée, ton effroi soudain de n’avoir peut être qu'une dizaine d'années à vivre pour en finir avec un probable cancer. Et que tu n’aies plus de temps à perdre pour vivre avec la seule avec qui c’est possible (grâce à l’amour)

 Sans t’en douter,  tu m’aides à faire un peu la lumière sur la mienne peur, cette panique, de vivre en couple, sous un toit commun, tous les jours. Je doute très fort que les hommes et les femmes soient faits pour vivre ensemble.

 

 

 Ce matin au réveil, j'entends des échos

J'entends : "Prend ton temps mais fais vite", "je sais que tu souffres mais fais des efforts", "soigne toi mais n'oublie pas de penser à nous", " l'idée de vie en couple ne te plait pas, tu as besoin de solitude, oui, mais  « pourquoi  il faut que ça tombe sur moi" ? » " tu as des angoisses, ok, mais rassure les miennes ", "... Je ne veux surtout pas te mettre de pression..."

La double contrainte est une pression.  

Sinon, c'est tout ce que j'ai à dire ce matin

 

 

Ce matin, j’ai très mal à la tête, cette nuit j’avais dormi profondément.

 

Ce matin, je sens un contrecoup, je me dis pas de panique, prends ton temps, reste tranquille et ne te laisse emparer par rien aujourd’hui

 

Ce matin, je me réveille la bouche pâteuse et l’esprit embrumé, j’ai fait un terrible cauchemard. Je téléphone à L. notre copine du petit bar, pour  lui dire que j’ai rêvé que tu m’avais dit hier soir que tu partais, t’a t elle vu ce matin ? Elle me répond d’une voix blanche, hésitante, gênée même, que tu es passé la voir tôt avec ton sac à dos, que tu dois être à la gare à présent.

 

Ce matin, mon manteau rouge est plein de terre, le reste de mes vêtements et mes chaussures aussi. J’ai mal partout. J’ai été étranglée, rouée de coups, et agonie d’horreurs criées en pleine rue à quelques pas de chez moi. C’est à cause de cette nuit dont tu ne te souviendras que par mes larmoiements répétés. Quand tu  –imagineras tu-  m’auras fait passé LE test, celui de la  violence extrême, où tu m’aurais malencontreusement fait payer pour toutes les autres, et pour  voir si je dépasserai cette ultime limite, celle qui pour celles-ci, aura marqué leurs départs. Mon ultime limite sera dans presque un an et demi plus tard, quand je me trouverai pendant 5 jours en réanimation intensive, après m’être agressée moi-même.

 

Ce matin, le réveil est enchanteur, je voudrais faire l’amour, si merveilleusement qu’hier soir, mais tu me dis : « Tu n’en a jamais assez ! »

 

Ce matin, je n’ai pas d’états d’âme

 

This Morning is a beautiful morning. C’était une très bonne idée que de m’occuper de calmer mon yang, de m’occuper de mon « Comment je tiens debout entre terre et ciel » et de faire se dilater mon diaphragme. J’ai toussé, ai eu mal aux poumons, et ce matin, je me mouche, en pensant que je fume vraiment trop en ce moment. Oui, ce matin est un joli matin, où après une bonne nuit de sommeil paisible, je me sens prête à vivre.

 

Ce matin, il est cinq heure et quart, je sens que c’est le moment de me lever. Mes oiseaux chantent, le jour commence à apparaître. Je me réveille comme si j’avais choisi cette heure. Elle s’impose et la journée s’annonce like a beautiful day.

 

Ce matin, j’ai dû mettre mon réveil car j’ai rendez-vous avec le président de l’Oreille.

 J’ai pensé au sépia officinalis, à l’huile d’onagre. Hier soir j’avais mis menthe poivrée sur les tempes et le front et petit grain bigaradier sur les poignets. J’ai extrêmement bien dormi.

 

 

 

 

 

 

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Published by DES CAUCHEMARDS, UN REVE et LA VIE - dans ENTRE SOMMEIL ET EVEIL
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Corine Caporlan 06/08/2011 00:00


Vous le méritez.
Bien sincèrement.

Corine


Corine Caporlan 05/08/2011 00:53


Chère Natalis,
C'est sincère et encore, j'ai fait dans le commentaire succinct à cause de l'heure.
Bonne nuit (enfin j'espère que vous dormez sur vos 2 oreilles ! Quant à moi, j'y cours - au sommeil !)


natalis, DES CAUCHEMARS, DES REVES et LA VIE 05/08/2011 05:03



Quand je me réveille un peu trop tôt, je fais un tour par ici parfois (ainsi que par chez vous), et je vois que pendant que je dormais (ou lisais ou écrivais... aussi, mais sur mon joli cahier -
j'aime par dessus tout encore écrire à la main...-), quelqu'un a fait attention à moi, une douce émotion qui me permettra de me rendormir le sourire aux lèvres. Belle fin de semaine à vous
aussi. 



Corine Caporlan 03/08/2011 02:35


Ps : je n'ai pas appuyée sur la souffrance qu'on lit, traversée. J'insiste sur "traverser" car c'est un mot qui dit bien passer et aller au-delà.


natalis, DES CAUCHEMARS, DES REVES et LA VIE 03/08/2011 07:36



Chère Corine,


C'est drôle, je ne reçois pas souvent de commentaires mais je peux à peu près voir les articles qui sont lus ou pas. Et "Des matins" sont peu lus, ce qui ne m'a pas incité à en ajouter d'autres,
car, j'ai longtemps écrit pour moi-même mes impressions au réveil, ce qui m'a beaucoup servi à une certaine époque pour réfléchir à partir du travail supposé de mon inconscient pendant mon
sommeil, et de là, cheminer vers la nécessité de m'obliger à être "présente" au quotidien. C'est à dire présente à moi même. Grâce à ça, et l'aide ponctuelle d'un psychologue, j'ai compris que
que c'était bien souvent à cause d'abscences momentanées à moi-même que je me laissais submerger par des situations fragilisantes auxquelles je ne pouvais faire face, me laissant sombrer
imperceptiblement d'abord, puis, de guerre lasse, me laisser complètement tomber, dans l'abîme, refuge démoniaque de la dépression. Que "mes matins" soient lus avec cette attention fait chaud au
coeur, car de ces petites phrases, dont certaines paraissent bien anodines, est apparue cette nécessité de me compléter, d'être entière, et non plus, comme dans la littérature romantique, n'être
qu'une "moitié d'orange" qui aurait absolument besoin de trouver son autre "moitié" pour être à tout moment complétement présente à la vie.


Merci Corine de votre lecture, de vos impressions si empathiques et de votre sensibilité si pertinente. Natalis



Corine Caporlan 03/08/2011 02:31


Bonjour Natalis,

J'ai suivi attentivement les peurs, les angoisses, les voix contradictoires.
J'ai été frappée par la peur du sentiment (cf. début) qui nait, croît puis la peur d'en être brisée.
Nous sommes nombreux à avoir peur de ça.

Que certains hommes et femmes ne soient pas faits pour vivre ensemble ? Bien d'accord ! Pas trop loin non plus mais "l'un sur l'autre" c'est parfois la porte ouverte à l'étouffement ou à
l'incompréhension, ou au manque d'effort, de comprendre justement, de découvrir.
Il y a de tout, cela dépend de chacun.

Ce que je sais est qu'à la fin de ce texte, j'ai senti de belle constructions. Je réponds un peu en vrac mais j'ai été touchée par pas mal de phrases.

Très belle suite de semaine.
Bien sincèrement
Corine


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